AS'PYR

Bulgarie 2009


Samedi 21/02/09, 2 heures du matin, l'œil encore vitreux mais déjà heureux, nous sommes 8 ( GILLES, ANDRE, EDOUARD, ALAIN, FRED, SANDRA, HUGUES et JEAN) à quitter ORTHEZ pour la BULGARIE. Nous sommes rejoints à TOULOUSE par 2 cafards, heu non, 2 cafistes; JEROME et le "cousin FRANCIS" qu'on nous annonce comme très, très fort... surtout en descente... ce qu'on aura l'occasion de vérifier durant le séjour …mais pas tout à fait dans le registre attendu.

Vol sans histoire jusqu'à SOFIA, où nous entrons en contact avec la mafia bulgare qui nous loue, en espèces, en euro et sans facture, 2 véhicules pour nos pérégrinations de la semaine : "if you have any problem, call GEORGES " le parrain quoi !!!!
En même temps, c'est sympa de faire marcher le p'tit commerce local, on se sent un peu mécène.
Dés la sortie de l'aérogare, c'est le souffle barbare, c'est pas l'enfance de l'art, c’est pas du RONSARD comme l'a chanté NOUGARO ; c'est tout du BULGARE... façon cyrillique, ce qui conduira à emprunter involontairement le réseau routier secondaire "défoncé" pour rejoindre SAMOKOV. Là, nous tournerons 3 petits quarts d'heure autour de l'hôtel car personne n'a su lire le nom HELENA en cyrillique ; les français sont vraiment nuls en langue étrangère!!!
Précisons tout de suite que la bulgare n’est pas très souriante, fume comme une chaudière, s’habille comme un sac sauf dans les bars et les pectopaths (les restos, bandes d’ignares) où le peu de tissu qui les vêt ne saurait être de mauvais goût.


 
Dimanche 22/02/09, massif du RILA versant nord. Rando prévue sur l’épaule du RAZHDAVISTA au départ de la petite station de ski de MALYOVITSA accessible au terme d’une route de montagne chaotique et enneigée.
Nous remontons en peau la seule piste de la station pour rejoindre l’épaule où nuages et neige nous attendent de pied ferme …ambiance, ambiance.
Grâce à une navigation dans la brume d’une rare précision (bon d’accord y’avait déjà la trace …) nous arrivons au point clé de la descente, un goulet étroit, raide et gavé de 80 cm de poudreuse, sans aucune sous couche.
La descente deviendra rapidement culte, elle permettra à tous d’exprimer son talent : certains peaufinant quelques belles figures acrobatiques, d’autres s’initiant à la plongée sous-neige sans tuba, d’autres encore râlant car trop petits et pas assez lourds pour descendre, ont peur de la noyade.
Retour à la petite station, dotée d’un bar, où l’on commence alors à évaluer le véritable potentiel de descente du « cousin FRANCIS » qui, il faut bien le dire, ne nous avait pas beaucoup impressionné dans le goulet.
 
Le lendemain, la tentative d’atteindre le pic de MALYOVITSA, 2729 mts, avorte car, malgré le très beau temps, les conditions de neige (fortes accumulations non stabilisées ) ne nous paraissent pas favorables.
On se contente d’une « bourougne » voisine vers 2500 mts et d’une bonne descente.
Le « cousin FRANCIS » se positionne déjà comme candidat très sérieux au leadership de l’après-ski ……au bar quoi !!!
Transfert à RILA et son grand hôtel « ORBITA »de l’époque soviétique triomphante qui n’est plus ce qu’il a été.
D’ailleurs, depuis l’explosion du bloc communiste, il n’est plus chauffé. On a même l’impression qu’il fait plus froid dedans que dehors … seules les chambres comportent un radiateur d’appoint électrique plus ou moins efficace, … faut dire qu’on a des chochottes dans le groupe ; 8° dans la piaule c’est très bon pour la récupération.
Le repas du soir restera dans les esprits pour plusieurs raisons….
La confection du menu, négocié par le « cousin FRANCIS » pas insensible au charme de l’interprète hispano-italiano-anglaise au léger accent bulgare, aboutit au pillage de l’épicerie du coin, parce qu’il a pas de stock en cuisine…bon heureusement y’a la ZAGORKA (la bière locale) pour faire patienter nos estomacs et combattre le froid.
Le froid sera donc à l’origine du 2° grand moment de la soirée; on voit rarement, autour d’une table de restaurant, une équipe de 10 skieurs entièrement équipés pour la haute altitude; polaire, gore tex, bonnet compris pour certains … bon sans les moufles quand même, mais juste parce que ça n’est pas pratique pour attraper la fourchette !!!
C’est dans cet hôtel « tout confort » et autrefois moderne que l’on installe notre hôpital de campagne.
En effet, le bof, pardon le beauf d’ALAIN, HUGUES, a deux steaks saignants à la place des talons.
Après un interrogatoire serré, il semblerait qu’il se soit fait refourguer, à la dernière minute, de superbes chaussures de ski neuves SCARPA , immettables par son précédent propriétaire, lequel dans un élan de générosité rare, avait proposé, pour le même prix, le « re-thermoformage » gratis …dans sa cuisinière.
On peut penser que la cuisinière d’ALAIN, n’est plus aux normes européennes en matière de « re-thermoformage ».
SANDRA et moi-même resterons très préoccupés tout le reste du séjour sur la méthode d’amputation à adopter sur ces talons dans un état, il faut le dire, immonde.
 
Mardi 23/02/09, massif du RILA, versant sud. Ascension du MAMbK momny, (allez, je suis sympa, je vous le mets en « normal » : MALAK POLICH, 2342 mts, au départ du village de PATALA, magnifique « bouse » repérée la veille, depuis la voie rapide.
PADALA, village bulgare authentique avec ces « mamettes » curieuses comme des pies qui viennent au devant de nous, malheureusement la communication se limite à quelques signes et sourires…le bulgare, à part sous forme de yaourt, ça reste indigeste.
La montée, longue, est magnifique, il fait, pour la première fois, une température positive, la descente sera somptueuse, sur une neige de printemps.
1560 mts de dénivelé, grosse journée, nous retournons prendre le frais dans notre hôtel préféré à RILA.
 
Mercredi 24/02/09, malgré la pression de quelques excités de la spatule, c’est relâche et tourisme.
Visite du magnifique monastère de RILA (à ne surtout pas rater) et du village-musée de MELNIK….
Ça, on aurait pu s’en dispenser, loin, piège à touristes, tristounet car beaucoup de magasins fermés DONT les caves de vin, au grand désespoir de FRED qui comptait bien reprendre « des points » au classement de la « descente » au cousin FRANCIS sur l’étape vinasse.
 


Jeudi 25/02/09, nous sommes passés dans le massif du PIRIN, le gros morceau du séjour ….ascension du VIHREN 2914 mts, au départ de la station « val d’isérienne » de BANSKO. C’est rutilant, ça pue le fric à plein nez, c’est plein de gros 4x4 de marque …tout ce qu’on aime !!!

Comble de malchance, il y a une étape de coupe du monde de descente féminine sur la station ce qui nous obligera à nous taper 200 mts de dénivelé en plus car la piste de descente croise NOTRE itinéraire.
Nous retrouvons rapidement la solitude et l’ascension commence dans un cadre sublime.
FRED et EDOUARD s’occupent de l’animation en nous proposant , sous le col final , la séquence « émotion »  en organisant un départ de plaques, heureusement superficielle, puis ,en suivant, un atelier « conversion tendue » sur le dur avecles couteaux.
Ça passe pour tout le monde, y compris SANDRA qui, handicapée depuis le début du séjour par une tendinite, se tape toutes les ascensions en raquettes, CHAPEAU !!! Heureusement, elle a recruté sur place des sherpas béarnais pour la trace et le portage des skis, (ils ne prennent pas chers, que du liquide ……en bière …)
L’arrivée au sommet est un grand moment, grand beau, presque chaud et une vue à l’infini…magique.
La descente est un peu plus délicate sur une neige croûtée, diversement appréciée.
 


Vendredi 26/02/09 départ de la petite station de BEZBOG en empruntant les remontées mécaniques jusqu’au refuge de BEZBOG, on n’est pas des bêtes tout de même…..
Ascension du BEZBOG (2645 mts) puis attaque de l’arête rejoignant le POLEJAN (2822 mts), atteint malgré une météo en dégradation qui ne nous permettra pas, par souci de sécurité, de nous lancer sur les pentes NORD EST. Redescente sage par l’arête et, profitant d’une éclaircie, une descente finale de rêve pour les plus chanceux d’entre nous (ou les plus malins) dans une neige poudreuse à souhait, au milieu des petits sapins, par un soleil rasant de fin de journée =mémorable.
On conclut cette dernière sortie de ski, comme toujours, dans un bar, cette fois en plein air, où le cousin FRANCIS scelle définitivement le classement du meilleur descendeur.
 
Samedi 27/02/09 retour sur SOFIA où nous retrouvons nos mafieux bulgares venus récupérer les voitures, visite de la ville très agréable et variée, et dernier repas dans un pectopath branché du centre ville.
 
Beau séjour qui nous a permis de découvrir de nouveaux paysages, la culture d’un futur membre de l’union européenne, d’améliorer notre vocabulaire (tout le monde sait dire couramment BIRA =bière et ZARGOKA= la marque locale) et surtout partager tous ces bons moments en bonne compagnie (même si l’on peut déplorer la présence de 2 cafistes).
 
GRAND MERCI AU ASPYR TRAVEL TEAM pour l’organisation
 
Adio, JEAN