AS'PYR

Canyon Navarre et Aragon


Enfin The semaine canyonicotourisicogastronomicoetsautsdansleau. Au programme Navarre et Sierra de Guarra. Finalement le programme Navarrais sera écourté du fait d'un chauffeur pressé qui ne s'est pas assuré du chargement complet du matériel nécessaire à ses passagers ...
Bilan : à toi le bas, à moi le haut de la combinaison et nous voilà au pied du premier rappel d'Artazul. On allé quand même pas laissé « Perroquito » sombrer dans la déprime à cause d'un canyon manqué. D'entrée le ton est donné : des kms de rappel (si si je vous assure) en fil d'araignée : glurp ! La suite est tout aussi enthousiasmante avec notamment des rappels arrosés. Retour à la voiture et direction Alquezar pour la suite. Une combi pour deux c'est bien, deux combi pour deux c'est mieux d'autant que le lendemain nous nous attaquons au Consusa supérieur, canyon dans le secteur du Mont Perdu. Marche d'approche assez longue mais magnifique pour un canyon qui semble l'être tout autant. Après moultes hésitations liées au débit important, nous décidons d'entamer la descente au pied de quelques névés persistants. Malheureusement, trois rappels et il faut plier le matos car le volume d'eau ne présage rien de bon pour la suite, d'autant qu'il a augmenté depuis notre départ. Très belle balade quand même, à recommander.
Le jour suivant il faut « sauver la semaine », « Perroquito » est au bord du suicide. Tom nous propose donc le Formiga, joli condensé de ce qu'on peut faire en canyon aquatique (on garde précieusement le Mascun pour la fin de semaine) : rappels, sauts, toboggans, siphon, tout y est pour passer une journée faste. Le jus de Houblon, bien mérité, clôture ce beau moment : bon guide ayant de bonnes adresses, en cette période électorale je ne saurai que vous recommander de voter pour lui ! Mais chut il n'en doit rien savoir, il n'est pas candidat ...
 
 
Patrick



Que faire lors des ponts du mois de mai ? Du canyoning pardi !!! Donc sous l’invitation du tôlier Thomas, nous sommes 5 apyrateurs à rejoindre les 3 autres en Sierra de Guara.
Nous quittons tardivement (à cause d’une certaine personne peu ponctuelle) notre Béarn en espérant retrouver un joli ciel étoilé de l’autre coté du Somport. Manque de bol, le temps n’est pas plus fameux de l’autre coté de la frontière.
Mais ce n’est pas là le souci premier de la bande. En effet, les gastropodes (ou ventre à pattes) se réveillent assez rapidement et les « c’est quand qu’on mange ? » ne tardent pas à fuser.
Après une visite culturelle de la ville de Jaca initiée par notre pilote, nous trouvons un petit resto fort sympathique où nous nous restaurons copieusement, le tout accompagné d’un fameux « jaja-limonade ».
Une fois rassasiés, nous reprenons la route sous la pluie.
Là, Totophe exploite l’intégralité des 120 pottocks de son nouveau fourgon et nous avalons rapidement les kilomètres qui nous séparent du camping d’Alquézar, enrhumant tout ce qui roule.
Au camping le tôlier et ses deux mousquetaires, nous accueillent et nous aident à monter nos tentes.
Le lendemain, nous embarquons dans la Delorean de Totophe et nous avalons à une vitesse éclair les quelques kilomètres qui nous séparent du départ de notre premier canyon : le Barranco de Lumos.
Arrivée au départ, Thomas nous fait un petit briefing, histoire de nous mettre à la bonne température (caliente…).
Nous débutons l’aventure par 15 minutes de marche. Alain, notre botaniste en herbe, en profite pour régaler Fred et Patrick de sa science.
Puis nous nous vêtons de nos carapaces antigels et nous descendons dans ce canyon sans eau.
Nous enchainons les rappels qui nous amènent vite dans une gorge plus ou moins étroite. Cet estrechos nous obligera à quitter le sac et à rentrer le ventre, le tout dans un décor magnifique.
Après 2 heures de descentes dans un décor magnifique, nous arrivons au terme de l’aventure et nous en profitons pour nous restaurer avant d’attaquer la remontée vers les voitures.
Puis nous rentrons au camping. Là, Thomas nous propose une visite du village d’Alquézar et une balade dans le Rio Vero. La quasi-totalité du groupe (6/8) accepte la proposition de Thomas.
Nous débutons alors cette magnifique balade en espérant qu’à notre retour, nos deux amis auront eu la gentillesse de nous préparer le diner.
Manque de bol, notre « aspyrateur jeune père de famille » pervertis nos deux amis en leur proposant un « p’tits jaunes ». Chose, qu’ils ne purent refuser…
Du coup à notre retour, rien n’était prêt.
Le lendemain, nous embarquons dans les véhicules alors que le soleil n’est même pas encore levé. Direction Rodellar pour faire le Mascùn, la crème des crèmes des canyons.
Après seulement 10 minutes, 3 membres disparaissent dans la végétation. Je comprends alors que la minute est gravissime lorsque j’entends l’aspirant tôlier marmonner « euhh, euhh, euhh, c’est toujours pareil, il nous emmène toujours dans des chemins impossibles…Non ! Non ! Non ! ».
Nous mettrons plus de ¾ d’heure à retrouver les brebis galeuses.
Puis nous reprenons notre marche. Nous traversons des paysages à couper le souffle. Cependant je remarque que deux vautours posés sur une aiguille, me regarde d’un mauvais œil. Vous savez le mauvais œil qui veut dire « voy a comerte todo crudo ». Pourtant, j’étais le moins « nourrissant » de la bande. J’avais donc certainement affaire à des vautours anorexiques. Je me rapproche alors un peu plus du groupe histoire de…
Au bout de 2h30 de marche, nous arrivons au départ du Mascùn. Là, nous trouvons une foule et nous attendrons une bonne heure notre tour.
L’aventure commence par un saut d’une hauteur bien au-delà de mon imagination. Je choisis alors l’option « p’tite kékette » en demandant un petit rappel. Et oui, j’ai la fâcheuse tendance à faire des plats et je n’avais pas envie de m’exploser dès les premières secondes de la descente.
Nous enchainons ensuite un festival (rappels, marches, sauts, nages, dans l’eau, hors de l’eau, sous terre, sur terre, avec corde, sans corde, etc., etc.…), le tout dans un décor de rêve.
Seul deux groupes de cons nous grugent notre tour et auront eu le mérite de nous agacer.
Une fois le canyon fini, nous nous arrêtons dans un bar afin de prendre quelques breuvages réparateurs conseillés par les plus grands spécialistes de nutrition sportive.
Puis nous terminons la soirée dans un petit resto fort sympathique.
Le lendemain, il était prévu que nous fassions un dernier canyon avant de rentrer. Mais les Dieux n’étant pas des nôtres (orages en perspective), nous décidons de faire des découvertes culturelles avant de rentrer bien sagement en France.

Guillaume