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Canyon dans le 06 2013

Camp canyon dans les Alpes-Maritimes du 24/06 au 30/06
Participants : Alex, Christophe, Thomas (el ex Presidente), Thomas (le Norvégien), Alain.
 
Cette année, pas de voyage dans les îles au programme mais une translation au sud-est, dans les Alpes-Maritimes. Direction les vallées de la Roya et de la Vésubie.
L’équipe de base est là, augmentée pour l’occasion de Thomas n°2, dit le Norvégien (du fait de ses origines… coréennes). Francky est excusé pour cause d’inventaire (dans sa boîte ils comptent même les membres du personnel).


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24/06 : Départ en 2 temps, d’Orthez puis de Pau. Trajet tranquille jusqu’à Nice où l’on quitte l’autoroute pour rejoindre la vallée de la Roya, et plus précisément le camping municipal de Breil-sur-Roya. Petit restau sympa avant d’aller se coucher pour récupérer en vue du programme chargé de la semaine.
25/06 : Le mythique canyon de la Bendola (2 jours avec bivouac) n’étant pas accessible, nous attaquons par le vallon de la Carleva : 2h d’approche sauvage pour 5h de descente + 20min de retour. Les sauts, glissades, rappels se succèdent sur un joli calcaire très abrasif. La bonne marche finale au fond du canyon calmera tout le monde et c’est bien fatigués que nous regagnons le camping.
26/06 : Malgré une tentative de Christophe de convaincre Thomas d’aller à la Maglia (autre canyon majeur du secteur, au niveau d’eau important compte-tenu d’un printemps pourri), c’est vers le Rouéou que nous nous dirigeons le 2° jour. Canyon au caractère plus montagnard que la veille situé au-dessus de Tende, non loin du col du même nom qui permet d’accéder en Italie. Très belle ballade champêtre où Christophe manque de se faire renverser par un chamois surpris dans un secteur forestier. Bon pique-nique au soleil, dans une magnifique pelouse alpine, couverte de fleurs. Comme la veille, l’eau est bien bien fraîche. Le canyon, lui, est assez différent, sensiblement plus vertical, avec quelques beaux enchaînements légèrement arrosés.
27/06 : Nous quittons la vallée de la Roya pour rejoindre celle de la Vésubie, en passant par le célèbrissime col du Turini, haut lieu du rallye de Montecarlo, et sa route aux lacets empilés les uns sur les autres. Il n’en faut pas plus pour réveiller les ardeurs de pilote de Christophe qui fait chauffer les pneus du Scudo. En redescendant sur La Bollène, nous nous arrêtons pour faire le canyon éponyme (spéciale dédicace to FT). Il s’agit d’une descente très aquatique, parsemée de nombreux sauts et toboggans. Nous prenons le temps de casser la croûte pour laisser le temps aux groupes partis devant nous (que l’on entend pousser de grands cris) de s’éloigner quelque peu. Après une longue approche… de 5min (en descente), nous nous mettons à l’eau. Les sauts et petits rappels se succèdent jusqu’au clou du spectacle : le toboggan de 15m. Sans trop réfléchir, Christophe s’élance et atterri dans l’eau dans un grand cri. Les autres le suivent l’un après l’autre. Vient mon tour. Départ en douceur, bonne accélération puis énorme plat de la face en entrant dans l’eau, qui me donne l’impression de m’être fracturé la mâchoire… La suite est plus tranquille, même si nous terminons en même temps que l’orage arrive. Petite pause réhydratation au bar du coin avant de trouver un camping à Roquebillère. Nous y passerons la suite de notre séjour.
28/06 : Notre 1° idée est d’aller au vallon de Gourgas (et ses grandes verticales) mais, un arrêté préfectoral nous contraint à rebrousser chemin. C’est donc le vallon de Bagnolar qui sert de plan « B ». Bonne pioche ! Même si nous nous égarons quelque peu dans la marche d’approche, ce canyon est magnifique. Habituellement sec à cette saison, il est largement arrosé. L’encaissement très prononcé et la pénombre ambiante (augmentée par la grisaille céleste) renforcent la sauvagitude du site. Petits toboggans et belles vasques se succèdent jusqu’à un élargissement qui sert d’échappatoire. Le mauvais temps qui menace nous pousse à faire un rapide briefing. On continue.. ou pas ? Dans le doute… on continue (il faut dire que s’il tombe une petite bruine, il n’y a pas d’orage en vue). La 2° partie s’encaisse à nouveau de façon spectaculaire jusqu’à la confluence du riou du Figaret. Retour en 30 min à la voiture (garée au hameau de Pélasque) avant de regagner notre camp de base de Roquebillère.
29/06 : Nous terminons notre semaine par non pas un mais deux canyons. Nous attaquons le matin par le vallon de la Peïra qui domine le village de Saint-Jean-la-Rivière. Rude montée qui s’effectue heureusement en forêt. Mise à l’eau tranquille, puis, les rappels s’enchaînent, avec notamment 3 grands rappels de plus de 50m. Magnifique ! Christophe qui trouve qu’on descend trop vite nous fait le coup du sac (oublié en haut du 1° rappel). Il en est quitte pour remonter par une escalade un peu scabreuse. Le final est grandiose, avec une grande cascade arrosée finissant dans une grande vasque.
L’après-midi est consacrée au parcours du vallon de l’Imberguet situé aux abords du hameau de Calençon. Il s’agit d’un joli petit canyon qui débouche directement dans la Vésubie (que l’on traverse heureusement par une passerelle métallique.
30/06 : Retour « at home ».
Bilan : Encore une semaine bien sympa dans un décor nouveau et souvent grandiose, faite de beaux canyons et de bons restaus (qui auraient plu à Francky).