AS'PYR

Canyon en Sardaigne

L'aventure sarde
 
Embarqués sur le même bateau :
Thomas, le chef, le mec plus ultra ,heu non le nec plus ultra de la pédagogie canyonesque (il donnerait confiance à n'importe qui).
Christophe, le sous chef, qui je pense a raté sa vocation (pilote de formule 1), pour ceux qui avaient la chance d’y être, l' aventure commençait déjà dans le camion!


 
Alain que tout le monde connaît : il est de toutes les sorties As'pyr, on peut dire qu' il rentabilise au max sa carte d'adhérent celui-ci, il était le mister carte et mister topo du séjour, histoire de nous rallonger les sorties de fillette que Thomas concoctait!
Alexandre : un joyeux drille, toujours le sourire et une bonne humeur communicative, l’animateur parfait.
The Franck ,le seul et unique, le roi de l'improbable avec une capacité à créer la surprise là ou on ne l' attend pas.
Armelle et moi : la touche féminine dans ce groupe de mâles!
Nous quittons donc la France sous la neige et arrivons en Sardaigne où euphorbes, cyclamens, cystes, chênes verts... etc… nous accueillent sous un beau soleil : ah ,les vacances !!!
L'agriturismo choisi par Christophe est d'un niveau que je n' avais jamais connu à As'pyr (je crois que ça va me plaire le canyoning!) :chambre particulière, vue sur la mer, jardin d'éden aux mille senteurs, arbres à agrume chargés de fruits, repas gargantuesques où Andréa le maître des lieux nous régale de ses spécialités et productions maison à volonté : petit blanc sec et pain chips, charcuterie, pâte, viande en sauce, légumes crus, fromage en forme de poire, fruits, ricotta caramel de vin, digestifs (tous sauf la grapa car les amateurs ont eu un peu de mal à s en remettre) et ce à chaque repas! Et oui, ça creuse le canyonnig. Andréa l'a bien compris surtout quand il repasse pour la xième fois auprès de certains!
Bon, nous sommes quand même venus faire du canyon donc le 1er jour petit canyon sec pour se mettre dans le "bain" progressivement. Moi qui avait peur d 'avoir froid, je suis tout de suite rassurée : la combi fait office de hammam personnel. Ce canyon débouche sur la mer où Francky peut enfin pallier sa frustration des Baléares de ne pas s' être baigné! Les autres prudents, restent sur la plage : une hydrocution le 1er jour ce serait bêtat!
En progression, le 2ème canyon sera plus long, un picolo plus technique avec rappel en fil d’araignée, un peu plus aquatique, pour y accéder 10 km de piste, un retour à la voiture avec du dénivelé, des cochons partout, des biquettes. Armelle et moi tenons le coup.
Le troisième canyon encore plus long ( mais encore plus long grâce à mister topo) est creusé dans du granit rose: 27 rappels + où - arrosé, ça glisse ! Christophe nous fait une "blitz" descente sur l'un des derniers rappels aquatiques. Armelle et moi avons retenu notre souffle. Décidément ce garçon aime la vitesse!
Je commence à sentir des muscles oubliés et je ne suis pas la seule mais ce n' est pas le moment de faiblir : demain nous faisons le canyon souterrain à 4 têtes il ne faut pas le manquer, manquer, manquer ... ce fichu trou d' accès :2 heures a essayer de le trouver, c'est sûr qu' en cherchant dans la direction opposée ça aide pas! Bref après avoir accusé les polonais (qui nous avaient rendu service 2 jours avant ) et surtout après avoir relu le topo :le chef l'a trouvé et avec nos frontales éclairées nous nous glissons dans le monde souterrain incroyable : terrasses, drapés, choux-fleurs, stalagmites… tites , rien que pour nous. L'eau est transparente, on nage jusqu'à la lumière qui nous accueille sur une jolie vasque, puis le rappel final de 55 mètres dont le départ super aérien crée de petites émotions!!!
Retour toujours à travers le maquis où Franck fidèle à son habitude n' enlève pas la combi : n'empêche il est un peu rouge le Francky à l' arrivée!
5ème jour, les filles décident de faire un break : playa, coquillages et crustacés.
Les garçons : 1 canyonito où Alex a parfumé ses chaussures d'odeur de chèvre en putréfaction, il parait que dans la voiture du chef ça relingue pas mal. RDV raté avec les garçons à "cause de la sieste de Maylis" dixit Armelle : ben voyons ! !! Bref on finit, tout de même par tous se retrouver le soir à Cala Gonone autour de spaghettis qu' Alain a failli ne jamais manger : la serveuse l'avait tout bonnement oublié!
 
Maylis
 
 

 
 
Je me souviens des empreintes humides de nos pas sur les blocs de granit rose.
Je me souviens de mes quelques brasses dans le noir absolu de canyon souterrain.
Je me souviens de Maylis tentant de pêcher une crevette.
Je me souviens des cochons sauvages grattant sous les chênes verts.
Je me souviens des bonjours silencieux de Thomas le matin.
Je me souviens des "coups de chaud" sous la combi.
Je me souviens de la confiture de citrons et du "petit vin blanc" d'Andréa.
Je me souviens de l'assurance et de la tranquillité de Christophe au relais très aérien à la sortie du canyon souterrain.
Je me souviens des consignes strictes et des coups de sifflet.
Je me souviens de Franck attendri devant les petits chiens d'Andréa.
Je me souviens de mes pulsations qui s'accélèrent dans le rappel en fil d'araignée.
Je me souviens des rires complices de Thomas et d'Alexandre à l'arrivée de chacun de nous sous la grande cascade.
Je me souviens des dégradés de gris et d'oranges des parois.
Je me souviens des petites pauses et des choix gourmands d'Alain.
Je me souviens d'une vielle blessure à un genou qui s'est réveillée sur un retour.
Je me souviens des plaintes répétitives des garçons sur la lourdeur des cordes.
Je me souviens du plaisir enfantin de Christophe et d'Alex, à faire des sauts dans les vasques d'eau.
Je me souviens du bleu du matin et des orangers du jardin d'Andréa.
Je me souviens du très grand appétit de Franck au diner.
Je me souviens des superbes sites de la civilisation Nuragique que nous n'avons pas visités.
Je me souviens des rires clairs et sonores du groupe.
Je me souviens des pâtes à la menthe fraiche qu'Andréa a cuisiné.
Je me souviens de Maylis nous faisant la lecture du guide dans le camion qui file vers la Sardaigne.
Je me souviens de nos magnifiques et très éfficaces marches d'approche.
Je me souviens de la tête d'Alain dépitée et drôle devant le topo qui vient de prendre un bain.
Je me souviens de ma légère inquiétude avant chaque départ de canyon.
Je me souviens du cliquetis de notre matériel pendant à nos baudriers.
Je me souviens du sourire de chacun en fin d'après-midi, devant un verre bien mérité.
Je me souviens, après avoir posé mon crayon, de m'être dit, j'aimerai tellement encore me souvenir...

Un grand merci à tous mes compagnons de voyage et une mention spéciale à : Thomas, Christophe, Franck, Alain et Alexandre pour avoir organisé et encadré, avec patience gentillesse et bonne humeur ce séjour.

Armelle.