AS'PYR

Caroux mai 2016



Ah , ça faisait longtemps qu'on n'était pas revenu au Caroux , mais sous l'impulsion de notre infatigable Dédé, cette année , c'est chose faite .

Et là, Dédé , sur les indications de Thomas, s'est surpassé ,il nous a trouvé un camping royal à MONT LA TRIVALLE , à pied aux pieds des voies et au bar (quand il est ouvert...) , le proprio est super, la situation idéale et, il faut le savoir , la douche la plus chaude est celle de gauche .



Plein de p'tits d'jeuns pour cette édition: Delphine, transfuge du CAF de Pau, Marion du CAF de Lourdes, des moins jeunes : Sophie et Bernie , des encore moins jeunes :Alain , Dominique et Nathalie , des inclassables : Maylis et des franchement sur le retour formant le gruppetto André et Jean .




J'aurais pu faire une présentation par handicap physique mais là , ça aurait été injuste , j'aurais gagné quoi que talonné par Dédé et Alain .

Partis samedi sous la pluie et le froid , nous arrivâmes par un beau soleil "ventuleux" sur le site école de la tête de braque, histoire de prendre contact avec le substrat local en douceur.

Après d'âpres négociations nocturnes sur la course du lendemain , nous finissons par scinder le groupe en 2 , et avec Dédé , nous décidons d'emmener les d'jeuns (Alain par erreur de casting) à l'arête des charbonniers .






Induits en erreur par le nouveau topo de la FFME (des fourbes sournois qui nous ont pourri toutes nos approches avec leurs indications fallacieuses ) nous avons ouvert une nouvelle arête dans le Caroux , non répertoriée dans les guides : l'arête innominata,  rebaptisée par le groupe; l'arête à Dédé .

Du vrai terrain d'aventure , avec zéro indication , des franchissements de brèches  foireux qu'aucun d'entre nous ne reconnaissait , et pour cause ...et un retour "sanglier" digne des plus beaux jours d'AS'PYR ; bref une grande première .

Pour lundi , on ne nous y reprendrait plus , on bétonne l'arête Sud du Roc de Peyris , oui , mais là encore , au pied du rocher , tout se ressemble , on s'en sort grâce à un artifice technologique bien pratique sur le smartphone d'Alain ;le gentil positionneur de sorties = le GPS.




Et même avec ça , on est sûr de rien jusqu'à ce qu'on retrouve un piton orphelin au pied d'une dalle moussue qu'André, comme le reste du groupe,  a beaucoup apprécié (le piton , pas la dalle moussue ) un bon petit retour ravineux digne du Caroux et c'est déjà la dispersion du groupe , certains , chanceux, rentrent avec 3 filles à bord de leur magnifique engin motorisé sur lequel le temps n'a pas de prise, un piège à filles ce berlingot, je vous dis  .

Super séjour, trop court comme toujours , et aussi incroyable que cela puisse paraitre , nous n'avons rencontré personne sur aucune voie durant ces trois jours : bon , j'entends déjà d'ici les sarcasmes , c'est sûr qu'en faisant des voies hors topo on ne risquait pas la foule .




Une fois débarrassés de toute la jeunesse bruyante et turbulente , nous nous retrouvons seuls avec Dédé, pas pressés de rentrer, pour 2 journées supplémentaires "handi-escalade".

Arête des charbonniers (la vraie ) absolument tous seuls , une redécouverte et une belle ambiance dans cette voie si parcourue en temps normal, retour par le plateau puis le village d'HERIC .

Et pour finir mercredi par l'arête Sud Est de la Tête de Braque qu'André ne  trouve pas si Sud Est que ça .

Au départ de cette dernière , nous voyons arrivé un vieux grimpeur, basket-short-chaussettes-prothèse du genou gauche  , seul, qui déballe rapido son matos , c'est à dire ses chaussons et part en solo intégral dans notre arête alors que Dédé est chargé de 78.000 friends , 12.000 coinceurs , 5.000 sangles (j'en ai 2 en plus en cas...) et pas assez de dégaines .

On se dit qu'on est vraiment des brelles mais au fur et à mesure de la progression , on se dit  qu'après tout , un peu de confort psychologique avec une corde et un p'tit friend par ci par là , c'est finalement bien agréable .

Un énorme et unanime merci à Dédé pour cette sortie au Caroux, et particulièrement  de ma part pour m'avoir supporté comme second, sur un pied dans toutes les voies .

jean