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GR 20 Corse

GR20

Avec Xavier, mon petit frère Kevin et moi

C’est au départ de Nice que commence le séjour. On arrive à l’Ile Rousse à 18h le dimanche 2 juin.

L’objectif est de commencer le gr20 au départ de Calenzana le lendemain matin.

Comme nous sommes piétons, on ne s’attarde pas trop et on commence à faire du stop sur la route de Calvi. Bingo, deux conducteurs nous prendront successivement et c’est un peu avant 20h que nous arriverons au camping de Calenzana.



Lundi 3 juin : Calenzana(275m) – refuge d’Ortu di u Piobbu( 1270m) D : + 1300m

C’est pratiquement bons derniers que nous partirons du gîte le lendemain matin, faire des courses au village et entâmer le GR20, 1500m de déniv sont au programme avec les sacs bien lourds (20 pour Xavier, 18 pour moi et 17 pour Kevin !). Dommage le début de l’ascension se fait dans la brume, ce n’est que 800 m de déniv plus tard, que nous retrouverons le soleil et la splendide mer de nuage au dessus de Calvi. Le ton est donné dès cette première étape : au GR 20 il faut aimer y mettre les mains, c’est vraiment escarpé. Entre Bocca au Saltu et Bocca a u Bassiglu il y aura plus d’une heure de rando avec grimpe. Plus d’un n’arriveront pas jusqu’au premier refuge.

On y arrive à 15h , il y a déjà beaucoup de monde, on pose la tente, on fait connaissance avec quelques groupes, on se paye la traditionnelle Pietra , puis douche et préparation du repas : voilà notre train-train quotidien de géhériste.

Mardi 4/06 : ortu di u piobbu- refuge de Carozzu (1270m) 8km D : + 650m - 980m

2ème étape, levés 7h départ 8h50 (oui oui on est très long !)

Petit dej, pliage de tente, premier soins sur les ampoules de Kevin et c’est parti pour une belle rando où on retrouve les premiers partis dans cette longue montée dans les blocs de pierres qui mènent à Bocca Piccaia. La vue y est superbe et on se rend bien compte que la neige fera partie de nos prochaines étapes. La suite de la rando se fait sur des crêtes. La vue est dégagée c’est splendide.

Après le passage de plusieurs cols et d’une belle descente technique en désescalade on arrive à notre dernier col : Bocca Inuminata. Changement de décor : les pins laricios sont là, en contrebas après une bonne heure de descente merdique dans la caillasse. Mon arrivée au refuge se fera avec une entorse de cheville…et une petite tendinite au genou. Faut pas oublier qu’on est lourd…On s’abîme beaucoup plus.

Heureusement j’ai tout ce qu’il faut pour me soigner dont mes petites bandes « magiques » de kinésio tape. Des bières s’échangent même avec les géhéristes contre mes bons soins. C’est le bon plan d’être kiné sur un GR ! En tout cas le site du refuge de Carrozu est superbe. Beaucoup de géhéristes abandonneront ici pour blessures.

Mercredi 5/06 : Carrozu- refuge d’Asco Stagnu (1422m) 6km D : + 800m - 640m

Ce n’est pas très en forme avec une cheville pas bien solide mais « tapée » que l’on prend la route pour Asco. Superbe étape qui commence par un petit pont suspendu, on longe de la belle falaise en strates attenante au lit de la rivière. Que l’on traverse plusieurs fois. Ensuite il faut monter…encore et toujours, on est récompensé par l’arrivée au lac Di a Muvrella et son col enneigé.Ca passera sans crampons.

Petite pause pique nique et la belle ballade se continue entre crêtes et montagne jusqu'à Bocca i stagni d’où l’on voit Asco notre terminus qui parait pas loin…500m de descente plus tard et sous le va et vient des hélicos au dessus du Monte Cinto et du cirque de la solitude on arrive à la station d’Asco. Ca sent pas bon…on apprend que des gens on été évacués du refuge, une chute dans le cirque, un hospitalisé, des dizaines de personnes choquées. Ca ne parle que de ça et que bien sûr il ne faut pas y aller. Il faut savoir que la plupart des géhéristes n’ont jamais croisé la neige sur leurs précédentes randonnées et que la psychose prend vite le dessus.

C’est après avoir appelé le PGHM que nous déciderons de quand même de tenter l’aventure après leur récit objectif de l’accident qui s’était produit la veille. Equipé de crampons et avec expérience de la montagne, ça passe bien. OK !

Jeudi 06/06  asco stagnu- bergeries de ballone (1440m) 8km D : +1000m -980m

il fait grand beau, on part à 5 pour au moins arriver au col qui donne sur le cirque. 3 jeunes garçons nous rejoignent 500m après notre départ et c’est finalement un groupe de 8 qui s’aventurera ensemble dans le cirque. Je suis remontée comme une pile, prend la tête de la course. On arrive à 11h en bas du Bocca Tumasgina que nous monterons en crampons.

La vue sur le cirque est impressionnante et on peine à se dire que l’itinéraire de remontée c’est le raidillon en face… à 12h on descend à l’aide des chaînes en place, elles sont humidifiées par la neige de fonte. On arrive vite sur plusieurs névets. Bon on va arrêter de désescalader sur ces parois glissantes. On décide de se jeter dans les névets 2 m plus bas. Voilà, avec les crampons on est quand même plus stable. On traverse le bas du cirque avec les crampons, on passe quelques bouts de caillasses avec les crampons aux pieds, puis c’est la montée, des traces sont là, on retrouve un groupe de 2 personnes devant nous qui nous aident à nous orienter, pendant que je donne des conseils de marche en couloir au second de leur groupe. C’est rassurée que j’aperçois le col, bocca minuta qui s’accèdent par une belle ligne de crête. Mes 7 autres partenaires pour qui c’était une première s’en sortent avec brio. A 15h on sortira du cirque et grand bonheur de la neige aussi ! La randonnée se poursuit dans la rocaille, les pierres sont violettes, c’est surprenant. On croise le refuge de Tighjettu mais nous poursuivrons jusqu’aux bergeries de Ballone pour s’avancer pour l’étape du lendemain. Vasques et casacades accueilleront les garçons courageux de se baigner dans l’eau glacée. On retrouve aux bergeries tous ceux partis le matin en navette pour shunter le cirque, contents de nous voir sains et saufs . Ces efforts nous ont valu un excellent repas pris aux bergeries avec du bon vin et de la liqueur de myrthe en digeo !!

Vendredi 7/06 : bergeries de ballone – castel di verghio (1404m)  D : + 800m - 640m

c’est un peu rincée et embrumée par la veille que je démarre difficilement la rando avec comme objectif le castel di Verghio. L’étape est longue (13km) et traverse multitudes de paysages : on passe des pins laricios au col enneigé bocca di fogghiale avec sa vue époustouflante sur la vallée de Golo, paglia di orba et au loin les calanques de Porto. On arrive à 12h au refuge de Ciotttulu di i mori sur notre passage. On est content de ne pas y poser la tente : le site est superbe mais au vent et du haut de ces 1991m, la neige était encore présente il y a quelques jours, les aires de bivouacs sont détrempées !

Après une belle rando qui surplombe la vallée, on descend très vite à la belle rivière de Golo et ses vasques cristallines ! Un bonheur ! On y retrouve Kevin qui courrait devant. On arrive près d’une passerelle on l’on croise le mare monti, il fait chaud et c’est encore de la caillasse partout ! Après avoir monté un petit col on se désaltère dans les vasques à proximité de bergeries de Radule, site buccolique à souhait !

On traîne pas trop car on espère trouver une pharmacie au castel di Verghio mais non…il y a beaucoup d’intox sur le gr20 : il n’y a nulle part endroit pour retirerde l’argent, nulle part où trouver une pharmacie digne de ce nom, donc soyez très prévoyants ! De Radule à Castel di verghio la ballade n’est pas passionnante et en devient longue. Allez on va se poser, en arrivant à 14h, on a du temps devant nous. Bon si vous pouvez allez jusqu'à Manganu c’est mieux car Castel di Verghio, vieille station de ski, ce n’est pas très nature. Après le camping y est moins cher (5€) et il y a grand nombre de douches chaudes !

Les géhéristes québecois vont nous dépanner de leur super pansements « double skin » pour Kevin et la nuit sera animée par la visite du renard qui nous aura bouffé notre ravitaillo acheté dans la journée : du pain d’épices, au fromage, en passant par le saucisson, il se sera bien gavé, et notre porte feuille allégé, à croire que le djeune ramolii de la superette l’avait dressé pour qu’on rachète chez lui ;-)

Samedi 8/06 castel di Verghio – Manganu (1601m) 14km D+725 : - 540 m

L’étape n’ est pas trop dure. C’est à 9h bien passée que l’on part après avoir racheté notre ravito à la supérette. Le bivouac est désert ! On recroisera tout le monde vers 13h.

On attaque la journée par de la montée et une traversée en crête. Du bocca à Reta on arrive sur les pozzines et le lac de Nino splendide !

Dommage que le temps se soit couvert, les liégois passés plus tôt nous on montré des images splendides du lac et des pozzines ensoleillées. On passe devant les bergeries de Vaccghja une petite heure avant d’arriver vers 15h à Manganu. Super joli petit refuge de montagne. La météo est changeante et le temps annoncé demain n’est pas au beau fixe. Le prochain objectif c’est le refuge de Petra piana et se situe à 1800m…euh comment dire, ça va être en neige ou détrempé, on décide donc de doubler. Du coup, le soir on se fait double portions de pâtes et de riz pour nos ventres affamés !

Dimanche 9/06 Manganu – bergeries de l’onda (1430m) 20km  : D+1320m -1489m

Le temps est maussade, l’étape jusqu’à petra piana est annoncée en neige sur les 90% du parcours.Une fois n’est pas coutume, pour doubler on part à 7h25.

On arrive en 1h au pied de la brèche du capitellu, grand amphithéâtre enneigé, on passe par l’itinéraire le moins raide en crampons, mais la neige est molle, humide, pff ça fatigue. On arrive au col, à priori la brèche est situé plus à gauche, mais vu les conditions c’était plus sûr de passer par là sans corde. De là haut (2225m) la vue est superbe sur les lacs de Capitellu en glace et celui de Melo. L’ambiance est froide et austère, le vent nous fait enchaîner la rando sans trop trainer, jusqu'à arriver à un sentier dans les crêtes sans neige. On croise beaucoup de « sudistes » qui nous demandent les conditions au cirque. On se tape là dedans l’orage, la grèle, dommage, la vue est quand même splendide. On passe sur l’autre flanc de montagne par le bocca a Soglia. On remonte ensuite plein est jusqu’au Bocca Rinosa dans la neige et le brouillard. On y retrouve les militaires croisés auparavant se faisant une petite pause dans cette mouisasse. Mouaif, salut les copains, on enchaine ! On suit aveuglément les traces de pas dans la neige, notre seul point de repère. Une fois le névet fini, ben, on ne voit plus les balises et c’est le brouillard…bon, j’essaie de sonder la terre mouillée fraichement retournée par les chaussures, bingo, j’apercois un sentier, des balises, allez hop les garçons c’est par là ! à 12h20 on arrive sous une grosse averse au refuge de Petra Piana (1842m). On mange à l’abri, d’autres font chauffer le poêle. Pas trop envie de repartir mais surtout pas non plus envie de poser la tente ici, notre intuition était bonne. Alors à 13h, mouillés, on repart pour l’Onda…on ne passera pas par les crêtes (on aurait mis à peine 3h mais bon, là haut on voyait le vent, les perturbations…). Bien nous en a pris, 500 m de descente abrupte après le refuge et voilà de la chaleur et des éclaircies nous accueillant, top !

La promenade se fait dans les chemins devenus des torrents par la pluie et la fonte des neiges. Une halte dans la prairie verdoyante et fleurie des bergeries de Tolla à 15h malheureusement fermées, nous permettra de sécher. Ce soir, on mangera à la bergerie de l’onda ! Une dernier bambée de 500m à remonter et nous voilà à 17h rincés dans tous les sens du terme au bivouac des bergeries de l’onda. La douche froide ne nous ne fera pas le plus grand bien, par contre le rab de lasagnes aux épinards et au bruccio oui !!

Lundi 10/06 Bergeries de L’onda- Vizzavone (920m) – 10km D : + 971m -1431m

On a peur d’être à sec niveau sous pour la fin du GR, et pour kévin et moi qui me suis choppée une bronchite, on a besoin de produits de pharmacie. Alors on part pas trop tard de l’Onda pour arriver à Vizzavone à temps pour prendre le train.

On part dans l’humidité, petit dej pris sous tente, brr… On monte sur les crêtes jusqu’à la crête du Muratellu (2020m) dans le brouillard et le vent glacial, dommage, ça à l’air d’être superbe. La variante alpine en passant par le magnifique monte d’Oro est bien sûre écartée. De l’autre côté de la crête, on retombe sur des névets et de la neige, jusque là l’ambiance était austère et silencieuse.Ici, on retrouve des géhéristes et le temps se découvre peu à peu. Le névet fini, on descend raide dans la caillasse. Après 500m de déniv négatif, on fait un stop manger sous la bruine ! top ! On descend le long de la vallée de l’Agone assez vite, pourtant on trouve ce sentier granitique glissant interminable. Enfin on tombe sur la cascade des Anglais vers 13h mais Vizzavone est encore loin, 2h après une longue et progressive descente dans les pistes de la fôret. On arrive à 15h à Vizzavone, le train est à 16h20, nickel ! Xavier part faire les courses à Corte pendant que Kevin et moi faisons la lessive. Xavier revient à 19h40 et on s’emplaffre le super menu du bistrot de la gare avec café et digeo offert !

 

Mardi 11/06 Vizzavone - Col de Verde (1289m) – 23,5 km… ! D : + 750m -350m

Rassasié, remplumé, au vu des 2 prochaines étapes « plates » allez on décide d’enchaîner, jeunes fous que nous sommes ! C’est chargé à bloc que l’on attaque le Sud à 8h20. Pas d’escalade sur ces 2 étapes, du sentier, du sentier et quelques pierriers. On appréciera la belle vue du Bocca Palmente (1640m) sur Vizzavone et le Monte d’Oro. On croise des jolies bergeries fermée puis on descend dans la forêt. On arrive vers 12h aux bergeries de Capanelle sous un vent terrible, ô buffe ! La montagne est nue, rasée pour la station de ski, du coup c’est pas très joli, et là encore on est content de passer la nuit plus loin.

La rando de Capanelle à Verde est plus verte, enchaînant sentier dans les bois et dans de vastes clairières : le Plateau de Galgione. Il y aurait eu possibilité de bivouaquer par là je pense. C’est au bout de 3h40 après Capanelle qu’on atteint le Col de Verde, joli centre de verdure, contre 5h annoncées…ah oui…ben c’est peut être pour ça qu’on a mal aux pieds et que mes orteils sont boudinés !! On appréciera la douche chaude au Col de verdi et le coin cuisine fermé car là encore il y a du vent et il ne fait pas chaud une fois le soleil couché.

Mercredi 12/06 Col di verde – Refuge d’Usciolu (1750m) – 13km D+ 1200m -700m

Départ 8h20.Une belle journée s’annonce, il y a toujours du vent surtout quand on arrive au magnifique Bocca d’Oru (1840m) avec la vue sur la méditerranée et Solenzara . On arrive après 2h de marche au refuge de Prati magnifiquement situé dans une verte prairie de montagne où l’on croise vaches et chevaux. Ca continue par monter bien raide par les crêtes, ça y est on remet les mains, jusqu’au Punta di a Capella (2041m). Le sentier se poursuit sur les crêtes, ce passage est magnifique, on voit des jolis petits villages et la mer de l’autre côté. Dommage on croisera dans la journée une centaine de sudistes…On abandonne le minéral pour le végétal au Bocca di Laparo. On regrimpe sur la crête du Monte Formicula (1981m) où la vue panoramique y est splendide. On atteint le refuge d’Usciolu, à 15h50, soit 50 min de descente plus tard. Le refuge s’avérera être une vraie caverne d’Ali baba du ravitaillo. Il y une cabane de 5m2 blindée de vivres. Du refuge s’échappe une envoûtante musique Corse, l’Incudine en toile de fond et la Pietra à la main, c’est le dépaysement total ! Dommage du fait du caractère escarpé de l’espace de bivouac, qu’on soit si entassés les uns sur les autres.

Jeudi 15/06 : Usciolu – Asinao (1530m) – 14,5km D+ 800m – 1100m

6h15, levée des corps et magnifique lever de soleil sur l’Incudine, sommet de la journée. On commence à 7h45 par une bonne grimpante sur les crêtes. On file en adhérence sur les dalles, on se régale sauf Kévin qui souffre toujours à chaque début de rando de ses ampoules. 1h30 après le sentier descend dans une hêtreraie. On arrive dans la fôret au croisement entre le nouveau et ancien tracé du GR. On emprunte l’ancien, qui passe directement par le sommet de l’Incudine avant de retrouver le refuge. On traverse l’étonnant plateau de Coscione et ses herbes piquantes, on passe ensuite sur un petit pont suspendu qui enjambe le Casamintellu. Le sentier remonte progressivement, il fait bon trouver un bout de forêt et sa source pour une pause pique nique bien méritée. On repart à 12h20 en direction du col de Luana (1800m). Le plateau de Coscione laissé derrière nous est impressionnant par sa grandeur et son aridité. A 13h40 on arrive au sommet de l’Incudine (2134m), juste avant que les nuages ne bouchent la vue, magique. On aperçoit, 500m plus bas, le refuge. On ne tarde pas trop au sommet car le vent se lève. A 15h, après une descente bien raide en pierrier on arrive au refuge. Arrivés de bonne heure aujourd’hui, on se choisira un beau mirador pour notre bivouac, placé en contrehaut du sentier qui mène aux sanitaires. Avec nos Pietra et cacahuètes à la main, on passera la soirée à s’étonner des excentricités géhervingtesques : en passant de la séance de Yoga, des randonneurs à la chemise vintage ou legging rose bonbon, un vrai spectacle !

Vendredi 16/06 Asinao - I Paliri (1055m) par la variante alpine 13km D :+ 894m - 1355m

Départ avant 8h pour arriver aux Aiguilles de Bavella avant 12h. On commencera par descendre le long du joli ruisseau avant de remonter dans la forêt et trouver le sentier de la variante alpine après 1h30 de marche. Bon et bien ça monte bien raide, ça n’effraie pas un grand nombre de trailers qui nous passent devant tranquilles. On aura bien marché, c’est à 10h qu’on atteint les aiguilles de Bavella (2134m), le panorama est à couper le souffle. Un pause et on attaque la descente qui sera très alpine, assez technique, avec un paysage superbe. On croisera beaucoup de touristes qui montent depuis le col de Bavella. Nous y arriverons vers 12h30, l’heure de pique niquer. La valse des voitures, des touristes, des klaxons et des pots d’échappements nous donne le tournis, on ne va pas manger au resto au bord de la route c’est sûr. Par contre on va demander du pain, et bien impossible !! Bon on se ravitaille en eau et on se fait la pause pique nique plus loin dans la forêt sur la route du refuge. On grignotera avec du pain offert par une randonneuse s’arrêtant là qui nous a entendus quémander du pain auprès des restaurateurs du col. Merci à elle !

Après le pique nique, une bonne sieste méritée, une jolie rando à travers forêt, ruisseau, crêtes et fougères et c’est vers 15h qu’on atteint le refuge Di Paliri. Il y règne un vrai climat de vacances : des pins, des jolis rochers à grimper, le soleil de plomb, les parasols au refuge…Même la douche froide atteinte après 10 minutes de marche du bivouac nous fait pour une fois le plus grand bien ! On est bien content de passer la soirée et la nuit ici .

Samedi 17/06 : Di Paliri– Conca (252m) D+390m -1160m

C’est notre 13ème et dernier jour de rando, on sait qu’on va finir aujourd’hui et j’avoue qu’on est bien content de savoir que l’on va reposer nos pieds ! Alors on trouve cette dernière descente longue, longue, mais le paysage est toujours aussi grandiose. On progresse entre les pics du massif du bracciutu. La mer se rapproche de plus en plus et on laisse derrière nous le paysage désertique des crêtes de punta tafunata di paliri. On descend dans le maquis avec ses douces senteurs, les pins, on croise ruisseaux et vasques mais on n ‘a pas envie de s’arrêter, on a trop peur de ne jamais repartir…et faut savoir qu’on est samedi, qu’on doit faire du stop pour arriver à Porto Vecchio et surtout trouver un supermarché pour nous réapprovisionner. Alors on file. Oups, damned, on doit remonter, passer un petit col, puis un autre…enfin on atteint le dernier col du GR, le bocca d’usciolu, à 587 m. De là, on aperçoit Conca en bas, nous ne sommes plus très loin ! On arrive sur une route goudronnée pour arriver au village de Conca, désert, on a du mal à croire que c’est fini ! On sirote une bière au bar du GR20 et on file prendre une douche au camping de l’autre côte du village. Après une heure de marche sous un soleil de plomb vers 14h, on se fait enfin prendre en stop par un portugais qui nous laissera au leclerc de Porto vecchio. Merci  . Le GR est fini mais pas les vacances ;-)

C’est avec les articulations des genoux et chevilles bien maltraitées que notre aventure du Gr s’arrêtera mais la tête reste pleine de belles images, et de sympathiques rencontres !

Bref, une chouette expérience à partager