AS'PYR

Raid dolomito-aostien

 
5 aspyrateurs (Sandra, Maylis, Bruce, Alain et Le Jan) avaient décidé de prendre l'air en Italie.

Après 16 heures de route, somme toute tranquilles, émaillées de parties de whist, d'arrêts pipi, et de petites collations, arrivée dans les Dolomites.
Là, force est de constater que si les versants nord se prêtent au ski ,et encore : en altitude, les versants sud sont parfaitement préparés... pour le golf ;c'est vert de chez green !!!
On décide d'aller valider rapidement le sommet mythique du lieu (La Marmolada), avec une dénivellation totale de 2400 mts pour s'échauffer !!! Bon, faut bien vous avouer qu'on en a fait 1700 en téléphérique, la grande spécialité du coin. Y'en a partout !!! A croire que ça pousse tout seul, comme les via ferata d'ailleurs.
Durant la montée, nous nous faisons "enrhumer" par un couple de "patineurs" en collant moulant (collant qui allait beaucoup mieux à la jeune femme brune qu'au grand dégarni...).
ALAIN, l'air de ne pas y toucher, engage la conversation avec la belle brune:
- ola, que tal? (il parle super bien italien, notre copain).
- very well, and you(diable, comment a-t’elle compris qu'on n’était pas du cru?)
- muy bien(avec une pointe d'accent milanais)
- why dou you come in dolomites? (la question qui tue...)
- why not...
Et de nous expliquer que la saison de ski est catastrophique cette année dans les Dolomites....super , on est ravi de l'apprendre., il n'y a de la neige que dans le Val d'Aoste...
Pour l'anecdote, les deux adeptes des tenues sexy, seront bloqués à trois cent mètres sous le sommet par une zone de neige très compacte nécessitant les couteaux qu'ils avaient laissé à la maison...comme quoi , on ne peux pas tout sacrifier à la performance pour arriver au bout.
 
 

Le lendemain, direction le Val di Mesdi et sa descente incontournable, au moins 60 mètres de montée pour 3000 m de descente, pas mal non ? Tout cela avec un vaste tour d'horizon des interconnections des différentes stations du coin; impressionnant...
De retour au camion ; le moment est grave, est-ce qu'on reste ici à faire de la piste ou on persiste à ruiner les skis sur les cailloux?
A l'unanimité on décide de se tirer de ce guet-apens, direction le Val d'Aoste, à 500 kms de là, sur les bonnes paroles de la belle brune (elles nous font faire n'importe quoi, sans grande réflexion, ces belles latines).
Petite demie journée à Aoste pour caler la suite et montée dans l'après midi au refuge Chabod, qu'on vous conseille très vivement pour sa fonctionnalité, son accueil, et son hôtesse extraordinaire de gentillesse et d'efficacité même si le refuge est "blindé" (un groupe UCPA, 3 compagnies de chasseurs alpins, quelques guides et leurs clients, y'a même des béarnais que connaissent Sandra, Bruce et Alain ; on n'est vraiment tranquille nulle part !!!!).
Comme tout ce petit monde a en tête d'aller au Grand Paradis le lendemain, on décide, machiavéliquement, de ne pas les suivre, et de partir à l'opposé, par esprit de contrariété et dans l'espoir de trouver du ski à faire.
Nos espoirs seront comblés au delà de nos espérances avec quelques sessions d'anthologie dans un cadre sublime, l'euphorie est telle que l'un d'entre nous, équipé de B3, essaie de faire un salto avant sur un rocher, le ski n'a pas aimé, lui non plus : c'est froid la neige, tête la première !!!
Le lendemain, c'est le grand jour : tentative au Grand Paradis, 4051 mètres.
Sandra est remontée comme une pendule (béarnaise) et le sommet est atteint au bout de 4h30.
On passe une heure à attendre notre tour pour faire le bisou à la Madone, à cause d'un court passage technique qui donne du fil à retordre à certains des groupes qui nous précédent.
Nuit au refuge Victor Emmanuel II, qui sert une grappa aux fruits des bois, pour Bruce, c'est LA REVELATION. La grappa : c'est son truc, il en reprend 2 ou 3 fois… bon , en fait, c'est ce qu'il a dit à Sandra, mais nous, on se demande si ce n'est pas plutôt pour la jolie brune qui servait au comptoir.... (mais cela ne nous regarde pas… n'empêche, y'a quand même un doute, parce que la grappa, ça arrache quand même un peu ...enfin, peut être une belle carrière d'alcoolique qui débute, sait-on jamais).
Le dernier jour, on vise un col à coté de la Tresenta. Il fait un vent à décorner les boeufs, et un froid de gueux Inutile de dire qu'on ne s'attarde pas. Nous entamons donc une longue traversée, longue mais longue, sur de la neige encore gelée mais gelée, c'est simple, on frise tous la surchauffe de la cuisse gauche!!!
Dernière petite remontée pour faire bonne mesure et descente intégrale de 1700 mts jusqu'à Pont, point de retour de notre périple où Bruce, encore lui, doit user de ses charmes pour taper le stop auprès d'une femme plus très jeune, soyons clairs, ET SANS GRAPPA (c'est dire le sacrifice!!!), pour aller récupérer le camion un peu plus bas dans la vallée.
Retour en France après une étape à Chamonix, au camping des 2 glaciers, où l'accueil n'est pas à la hauteur de celui de nos amis transalpins, dommage!!!
Quelques parties de whist plus tard, et de nombreuses poses pipi plus loin, nous voilà de retour dans notre Béarn, avec déjà quelques idées de voyage en tête.
Faudra rediscuter de tout ça autour d'un verre ....de grappa !
 
Merci à tous pour ce beau séjour improbable : Dolomites – Val d’Aoste !
Personnellement, je suis déjà prêt à repartir quand vous voulez et où vous voulez !
 
Jan