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Ski en Araucanie

 
Participants : Maylis, Valérie, Vanessa, Fred, Gilles, Julien, Jean-Claude, Alain
 
03-04/09 - Toulouse / Madrid / Santiago / Chillan
Après un vol sans souci (bien qu’un peu long) au départ de Toulouse via Madrid, on arrive à Santiago vers 10h du mat, où on retrouve Valérie partie en éclaireur. Coup de chance : tous les bagages sont là ! Par contre, on se fait braquer tous les sauciflards à la douane !!! Heureusement que j’en avais planqué quelques-uns dans ma housse à skis !
Direction EUROPCAR pour récupérer le fourgon réservé sur internet (ils ont bien essayé de nous refourguer un KIA beaucoup plus petit). 2° petit miracle : moyennant une bonne partie de TETRIS, on arrive à faire rentrer nos énormes sacs, les skis ainsi que les 8 passagers dans le HYUNDAI H1 (c’était pas gagné d’avance). A nous les grands espaces et cap au sud. Pour cela, c’est pas compliqué, il suffit de suivre la « Ruta n° 5 », direction « Al Sur ». Fallait y penser !!!
4 heures plus tard on arrive à Chillan. Là, clignotant à gauche pour rejoindre Las Termas de Chillan. L’autoroute laisse place à une petite route de campagne, puis à une piste… et la pluie à la neige !!! Bien sûr nous n’avons pas de chaines. Heureusement que, surgissant de nulle part, 4 Chillanos nous proposent de nous en louer.



 
05/09 – Chillan Nuevo (3186m)
Lever tranquillou pour petit-dej à 8h30 et premiers pas à skis dans l’hemisphère sud vers 10h.
Objectif du jour : le Chillan Viejo depuis la station de ski. Le prix des forfaits nous semblant prohibitif, nous préférons remonter la station par nos propres moyens (ça ne fera que 800m de déniv’ en plus). Il fait grand beau et la neige est fraiche.
Après 1400m d’ascension, Fred (en petite forme), Vanessa et moi (tendinite) jetons l’éponge et laissons nos amis aller au sommet pendant que nous nous contentons du col.
Premiers contacts avec les « crevasses volcaniques », véritables trous dans le manteau neigeux causés par les fumerolles qu’exhale le volcan. Ca se confirme, l’Araucanie est vraiment la région volcanique de la planète.
Excellente descente dans une neige d’abord un peu cartonnée puis rapidement poudreuse, pour retour à la voiture à 17h (il n’en fallait pas plus).
 
06/09 – Nevados de Chillan (3212m)
Même départ que la veille, mais rapidement, au niveau du golf (si,si!!!), on tourne à gauche. On remonte alors de longues, longues, longues… combes en direction du sommet.
A 13h, encore loin du but, on casse une bonne croûte avant de repartir sous un soleil voilé.
On finit par prendre pied sur la crête, au niveau d’une antécime, et l’on aperçoit le sommet encore un peu plus loin, de l’autre côté d’un petit col. Petite descente en peaux et rapide remontée sur une neige béton. Jean-Claude met les crampons tandis que les autres sortent les couteaux… sauf Gilles et Fred qui nous ont lâchement abandonnés.
Il est 16h quand nous arrivons au sommet. Le panorama, sous le soleil, est grandiose. On y resterait bien un peu mais il est grand temps de descendre.
La neige est excellente sur le haut et, malgré quelques portions de « pousse-bâton », on est en bas à 17h (c’est notre heure).
Bonne soirée dans une auberge du coin autour d’une sorte de ragout arrosé de quelques bières et d’un peu de vin chilien tout à fait agréable.
 
07/09 – Jonction vers Antuco
Grasse-mat et cap au sud, vers Antuco via Los Angeles où nous faisons quelques courses après un déjeuner pantagruélique (notamment le lomo a lo pobre). Paysage assez austère avec cette plaine boisée de pins et parsemée de mimosas à perte de vue, heureusement sur fond de belles montagnes.
A Antuco, le hasard guide nos pas dans une pension de famille très sympa.
Avant de diner, petit tour du village (ça sent le grand sud) et arrêt au bar local ou JC nous met une ambiance de folie. On partage quelques bières avec nos amis d’un instant (Olvin et sa clique) en écoutant quelques groupes de cueca, en particulier le grand Sol Y Lluvia qui a joué jusqu’en Antarctique (avec les moufles et la cagoule).
 
08/09 – But à l’Antuco (2985m)
Aujourd’hui y’a l’Antuco au programme, volcan mythique à l’allure « fuji-yamesque ». Mais quand on se lève sur le coup des 6h30, horreur il fait tout gris. Heureusement que le bon petit dej’ d’Elisabeth est là pour nous remonter le moral (même si la télé diffuse les images de l’avion qui s’est abîmé au large de l’île de Juan Fernandez).
On démarre vers 8h, et, après 10 km de route et 20 km de piste on atteint la petite station de ski. On est seuls au monde. Pas un chat à l’horizon !
La grisaille persistante et la neige qui commence à tomber sous un vent violent auront raison de nous au bout d’1 petite heure de remontée le long du tire-fesse. D’un commun accord, on tire vers le bas, on benne tout dans le camion et retour à Antuco.
En chemin, on s’arrête photographier une jolie petite cascade que Fred et Valérie vont voir de plus près… et reviennent aussitôt en courant comme des dératés pour fuir devant le petit filet d’eau qui s’est transformé en véritable cataracte. Z’avaient pas vu le panneau sur lequel c’était marqué en gros (lachers d’eau) !!!
Vu les conditions météo, on décide de continuer notre route vers le sud.
Nouvel arrêt à Los Angeles pour acheter des chaines et on descend jusqu’à Victoria.
Rituel du « cligo à gauche » pour suivre la petite route qui nous conduit à Curacautin, puis aux Termas de Malalcahuello où nous trouvons à nous loger à la pension « Suizandina » (grand luxe), qui est tenue… par des suisses.
Il pleut comme vache qui pisse !!!
Excellent dîner suivi d’un tarot endiablé avec Fred qui débute.
 
09/09 – On ronge notre frein
A 8h, on ouvre un œil. La pluie tombe toujours. Pour le Lonquimay, c’est rapé !
Excellent petit dej’, avec tout ce qu’il faut.
On passe la journée à jouer aux cartes (le whist succède au tarot).
Gilles et Maylis qui sont fanas de cartes partent en fin de matinée avec Jean-Claude au village de Malalcahuello et ses thermes.
Vers 14h, grosse bouffe, avec foie gras, pâté et fromage… et un petit yahourt pour équilibrer le tout.
L’après-midi se passe moyennant quelques parties de whist supplémentaires.
Le diner est à la hauteur du petit dej’ : soupe, quiche et saumon, crêpe chantilly, miel et pignons. Un régal !!!
On en profite pour faire un petit briefing… qui s’avère un peu tendu (la journée de pluie a été longue et tout le monde a hâte de rechausser les planches).
 
 
10/09 – Lonquimay (2865m)
Bonne surprise ce matin : le plafond, bien qu’encore bas, semble enfin vouloir se déchirer.
Après 5 km de la petite route internationale qui mène en Argentine (à Las Lajas), on prend la piste qui dessert la station de Coralco (1 Tski, 2 Tsièges).
Le ciel se débâche peu à peu, nous laissant admirer les premiers araucarias enneigés sur fond de Lonquimay. Magnifique !
A mi-piste, on est obliger de chainer.
A 10h30, on peaute (le Tsiège est fermé). Fred, qui a une forme olympique, part devant (on ne le reverra pas avant le sommet).
Après 600m de déniv’, on sort de la station. La pente se redresse. Il fait grand beau.
La croupe de gauche bien taulée nous attirant peu, on remonte la grande face sud-est bien enneigée. C’est raide mais ça passe.
Julien attaque la trace, je le relaie à mi-pente.
La vue est immense sur les sommets argentins à l’est, le Llaima, le Villarica et tant d’autres volcans plus splendides les uns que les autres, au sud.
A 14h, on atteint le sommet, immense cratère bien plâtré. L’air plus que vivifiant nous pousse à mettre rapidement les voiles.
Le début de la descente est sublime, sur une pente régulière à 30-35°, qui semble ne pas en finir. En plus il y a de la place pour que chacun puisse faire sa trace dans cette face totalement vierge.
A peine le temps de faire quelques photos qu’on est déjà en bas.
Bon pique-nique au soleil (sans Gilles qui a fugué), au cours duquel julien nous gratifie d’une cession « rantanplan » des plus crédibles.
Retour au QG (Suizandina) pour une bonne pasta party.
 
11/09 – Transfert aux Araucarias
Ce matin… il pleut !!! Le plan Llaima par la face nord-est (2000m de déniv’) semble mal embarqué. Malgré un souci de petit déj’ pas prêt à temps, on prend la route pour la Laguna Conguillo (30 km de piste depuis Curacautin). Gilles se croit revenu 20 ans en arrière et nous gratifie d’une conduite digne du rallye de Suède, entre les murs de neige.
Après 25 km, la piste devenue totalement impraticable et la météo de plus en plus incertaine, on finit par renoncer sans avoir sorti les skis de la voiture. Il y a des jours comme ça…
Du coup, après un rapide briefing à Suizandina, on reprend la route pour aller tenter notre chance sur l’autre versant abordable du Llaima, depuis la station de Las Araucarias.
Vers 14h on fait une pause à Chercuenquo, dans une auberge improbable, où le bife de ternera absolument immangeable est heureusement compensé par une bonne purée maison et l’accueil de la patronne.
On atteint la station vers 16h30… sous la pluie qui nous suit.
Eternelle partie de whist après le diner au cours de laquelle on frôle l’incident diplomatique… avec Jean-Claude, qui avait dit « 4 » alors que tout le monde a entendu « 3 ». Il s’en faut de peu pour qu’il n’aille se coucher aussi sec !!!
Bonne nuit dans un grand dortoir où nous sommes seuls.
 

 
12/09 – Llaima (3125m)
Il a plu à sauts pendant toute la nuit, mais, par chance, ce matin, la pluie a cessé et le soleil pointe derrière les nuages.
Pour écourter un peu la journée, on prend le Tsiège qui nous fait royalement gagner… 200m.
Il fait maintenant grand beau temps et la lumière est magnifique. On distingue nettement vers le nord le Lonquimay, le Tolhuaca et le cerro Sapo.
La neige est béton et, après un bon raidar, on arrive sur un grand plateau, au pied du Llaima.
On vise un col au sud du sommet.
La pente se redresse et la neige durcit à mesure que l’on progresse. Rapidement Jean-Claude et moi sortons nos crampons tandis que les autres continuent à skis.
Fred et Julien nous imitent rapidement, suivis de Vanessa et Valérie et enfin de Gilles et Maylis.
La pente est raide (30°) mais ça passe tranquillement. La vue sur le Villarica est incroyable, véritable cône parfait émergeant des nuages.
Regroupement au col vers 13h. Ca “buffe” sec. On continue en crampons jusqu’au sommet (200m plus haut).
La vue y est somptueuse et le spectacle des fumerolles soufrées sortant des entrailles de la terre tout bonnement incroyable.
La taille conséquente du cratère ainsi que les nombreuses crevasses nous oblige à renoncer à notre projet de descendre par la face nord.
Les émanations gazeuses sont assez toxiques et irritantes. Aussi, on casse la croute légèrement en contrebas du sommet, avec vue sur les lagunas de Colico et Caburga.
Très belle descente jusqu’au col, puis beaucoup plus problématique en dessous, avec une neige qui n’a pas dégelé.
Fort heureusement, après 300m de massage des cuisses, on touche une neige de printemps, ramollie juste ce qu’il faut. Je m’en régale, à tel point que je m’enflamme un peu… et me prends une boîte monumentale, sans conséquences si ce n’est l’hilarité de mes amis.
Il n’y a plus qu’à se laisser glisser jusqu’au bas de la station où on a juste le temps de boire une canette avant de reprendre la route pour Villarica, 160 km plus au sud.
On y arrive vers 19h30 et l’on fonce à l’Hostal Don Juan, excellente adresse où l’accueil est au top.
Diner vite expédié dans un resto italien à base de pâtes et de pizzas, avant un gros dodo (la journée a été bien longue).
 
13/09 – Villarica (2847m)
Aujourd’hui y’a Villarica au programme (depuis la station). On se fait une nouvelle fois blouser car le ticket « randonneur » ne nous permet de prendre que le 1° TS.
Il y a déjà foule sur les pentes du volcan quand on attaque vers 10h30.
Il fait grand beau, mais la neige béton nous contraint à mettre rapidement les couteaux.
Au passage à un petit col, Vanessa qui ne se sent pas du tout à l’aise est fort heureusement secourue par Jean-Claude, tandis que Gilles, Fred et Julien sont déjà loin devant.
On arrive au sommet en ordre dispersé, vers 14h, après avoir pris une bonne feuille tellement il fait chaud.
Le cratère, qui gronde régulièrement, est très impressionnant et la vue immense.
Rapide descente en neige transfo… excellente.
Retour à Villarica, juste le temps de recharger le camion et l’on enchaine vers Coshuenco, en longeant de nombreuses lagunas. C’est magnifique. L’ambiance est assez irréelle, brouillardeuse à souhait du fait des cendres crachées par le Puyehue, dont on se rapproche à grands pas.
Arrivés à Coshuenco (petit patelin au milieu de nulle part), on descend à l’hostal Rucapillan où nous attendent 2 cabanes en bois très sympas.
 

 
14/09 – Mocho (2422m)
Lever tôt (7h) pour aller gravir le Mocho et/ou le Coshuenco par la station du señor Peterman. On se pointe à l’ouverture du parc, la bouche en cœur. Mais DAMNED, le gardien ne nous autorise pas à passer sans 4x4. Il ne nous reste plus qu’à aller en louer 1 à la Montaña Magica (le complexe hôtelier totalement loufoque dudit Peterman). A 5000 pesos par personne + 10000 pesos de droit d’entrée dans le parc, c’est un peu raide, mais la suite nous montrera que ça valait la peine. La piste, complètement défoncée ne peut effectivement être parcourue qu’en 4x4 avec des murs de neige, de part et d’autre, qui doivent bien faire 2m de haut.
Grâce à Jean-Claude qui barratine le chef de la station, on gagne un petit tour en skidoo (c’est toujours 100 m de déniv’ de gagné).
Peautage vers 10h30 (c’est notre heure).
Très vite le groupe se divise, Gilles, Maylis et Vanessa d’un côté, Fred loin devant.
De nouveau, la météo s’annonce bien agréable. On se pose un moment à la terrasse d’un ancien refuge où l’on récupère Fred, puis on reprend notre progression vers le Mocho. En chemin, on aperçoit (à 50 km au sud) le panache de fumée du Puyehue en éruption.
Nouvelle petite halte sur le vaste plateau séparant les 2 sommets, avant de chausser les couteaux, puis les crampons.
J’atteins le sommet, rapidement rejoint par Fred, Jean-Claude, Julien et Valérie. Maylis et Vanessa suivent d’un peu plus loin (ayant changé d’itinéraire après un but au Cosheunco avec Gilles).
Le cratère sommital est tout plat et offre une vue superbe sur les sommets avoisinants, en particulier sur l’arrête effilée du Coshuenco.
La descente en neige transfo, face au Lanin, est un régal.
Retour au bercail en fin d’AM. Quelques courses à la superette locale nous permettent de nous offrir un apéro royal (pisco abricot, bières variées, olives maison..), suivi d’un bon dîner et d’un gros dodo.
 
15/09 – Valdivia
Journée de transition où l’on décide d’aller visiter Valdivia, grosse ville sur le Pacifique.
Il pleut, il pleut, il pleut !!!
Arrivé à Valdivia, on commence à chercher une pension (Aires buenos), avant d’aller déjeuner au marché. Poisson pour tout le monde : saumon, congre ou sierra (ce dernier, à la chair bien ferme, ressemble à un petit barracuda, avec quelques très longues et fines arêtes latérales).
On passe l’AM en visite de musées (pas passionnants) et observation des lions de mer.
On finit la journée dans un restau argentin, avec un menu à base de viande grillée (à la parillada) + accompagnements divers, arrosée d’un bon vin chilien.
Le serveur, très sympa, nous offre en digeo « una murta », petit fruit ressemblant à la myrtille.
Vers minuit, on rentre se coucher, totalement repus. Certains disent que j’aurais ronflé…
 
16/09 – Valdivia et environs
Aujourd’hui… il fait beau. On en profite pour aller voir le Pacifique, après avoir réglé la question du véhicule (4 d’entre nous regagnant la France 1 semaine après les autres).
On suit une très jolie route de corniche qui nous conduit à Niebla et Los Molinos.
A midi, bon restau de poissons.
Retour dans l’AM à Valdivia où chacun vaque à ses occupations.
19h30 : dernier dîner à 8 autour d’un énorme hamburger maison, que seule Vanessa arrive à terminer.
Vers 21h, on amène Gilles, Fred, Jean-Claude et Julien au terminal de bus. Il s’en retournent vers les P-A via Santiago, tandis que les filles et moi restons sur le sol chilien.
 

17-18/09 – Isla de Chiloe

Nous voilà repartis, Alain et les 3 filles pour une semaine de plus.

Agréable week-end sur l’île de Chiloé, avec notamment une sympathique rencontre avec des petits pingouins.

On fait le tour des églises en bois, sous un soleil radieux (très exceptionnel dans les parages), ce qui nous vaut d’assister, dans le village de Chonchi, aux manifestations en l’honneur de la fête nationale.

Le 18 au soir, on reprend le bac, à la nuit tombante, à Chacao pour retrouver le continent à Pargua

 

19/09 – Osorno (2662m)

Après un trajet en voiture sous les nuages, nous atteignons la station sous le soleil. Sans trainer, nous chaussons nos skis et c’est parti pour un peu plus de 1500 m d’ascension. La montée est magnifique avec une mer de nuage qui se déchirera complètement à notre arrivée au sommet.

Après une montée à un rythme tranquille, nous arrivons sous la pente terminale. Les choses sérieuses commencent. On se tâte pour monter. La neige est dure et nous n’avons qu’un piolet. Que fait-on? La décision est prise : on continue, il serait dommage de ne pas monter là-haut. Quelques courts passages à 40° se succèdent, au milieu de nombreux choux-fleurs dus à la force et la fréquence du vent.

L’arrivée au sommet est somptueuse : lacs immenses, les massifs de la Cordillère, le Pacifique.

Après un bon petit casse-croûte, il est temps de redescendre. On serait bien resté là-haut !

Descente en crampons dans une neige qui a bien ramolli, puis nous chaussons les skis. Nous enchaînons les virages au dessus de plusieurs grands lacs, avec notamment une vue imprenable sur le lac Llanquihue, qui par sa grandeur ressemblait plus à une mer intérieure qu’à un lac. Malgré des températures douces, la neige se révèlera excellente à skier.

 


20/09 – Casablanca (1990m)

Nouvelle journée de ski sur le volcan Casablanca après les conditions fabuleuses de la veille.

Le petit déjeuner vite avalé, nous chaussons les skis à 8h. Les températures sont déjà très douces. Au cours de la montée, Valérie repère une bonne combe à skier. Nous décidons à l’unanimité de laisser les sacs. C’est parti : une bonne neige transfo, un régal ! On repeaute, les 250m de dénivelé sont vite avalés. Pause fromage ! Faut repartir, les pentes sont douces, il fait chaud.

L’arrivée au sommet est une nouvelle fois très belle. Nous pouvons admirer le volcan Pueyhue qui crache. Impressionnant !

La descente se révèlera une nouvelle fois excellente.

Les volcans chiliens sont impressionnants : même quand il fait chaud, la neige n’est pas lourde comme chez nous.

Une belle journée, encore une fois très ensoleillée. Un petit volcan bien sympathique.

 

21/09 – Visite de Temuco

Matinée de tourisme à Temuco.

Premier objectif de la journée : trouver la poste pour envoyer les cartes qui traînent dans le camion depuis une semaine.

On enchaîne par la visite du musée retraçant l’histoire des indiens Mapuche. Intéressant.

Petit tour au marché couvert où nous faisons un excellent gueuleton et quelques emplettes dans les boutiques artisanales.

Vers 16h30 il est grand temps de reprendre la route puisque nous avons décidés de faire une 2° tentative à l’Antuco.

Nous retournons à « notre » hospedaje de l’aller où nous retrouvons Elisabeth qui nous offre à nouveau un très bon dîner.

 

22/09 – Antuco – 2° (2985m)

C’est la dernière journée de ski du séjour.

Nous partons de la station à 8h30 pour faire l’ascension de l’Antuco (2985m) et ses 1600 m de dénivelé dans une belle face N (S, chez nous).

Une pente soutenue tout le long, nous permet d’admirer la laguna de Llana (on aurait cru un fjord !). Les 500m de dénivelé sur piste (de ski) sont avalés en moins d’une heure. Nous atteindrons le sommet à 13h30, en ayant pris le soin de prendre le cheminement le plus long. Fallait en profiter, c’était le dernier du séjour !!!

L’arrivée au cratère se fait sur fond de l’immense lagune qui entoure le volcan. Vue magnifique depuis le sommet, comme d’habitude !

Une des plus belles courses de ski de par l’ambiance liée au volcan en activité, la vue, la descente fabuleuse où l’on trouvera de nombreuses petites combes bien agréables à skier.

 

23/09 – Visite de Santiago

La fin du séjour approche, nous faisons étape à Talca (une ville dévastée par un tremblement de terre) et prenons la route pour Santiago. Nous en profiterons pour visiter la ville avant de prendre l’avion le samedi.

 

The END !

 

 

Alain et Maylis.